Printemps des expositions
Quand l’art s’invite aux Jardins Mallet-Stevens.
Comme chaque année, à Croix, le printemps est synonyme de nombreux rendez-vous culturels. Parmi ceux-ci, le Printemps des Expositions ne cesse de prendre de l’ampleur.
Ce festival d’art est l’occasion de mettre à l’honneur des talents locaux. Pour cette sixième édition, huit artistes aux pratiques variées – peinture, sculpture, collage et photographie se partagent l’affiche et se succèderont au cours des cinq semaines de festival dans l’écrin de verdure des Jardins Mallet-Stevens.
Nous sommes heureux de vous faire découvrir ou redécouvrir les travaux de ces artistes talentueux et espérons vous voir nombreux au vernissage du 22 mai et au cours des cinq semaines de festival.
Catherine Laveissière
Adjointe déléguée aux actions culturelles, aux animations, au tourisme et aux relations avec la MJC
Du 21 au 27 mai
À travers la peinture abstraite et texturée d’Emmanuelle Carré, et les sculptures lumineuses de Sylvie-Ann Van Renterghem, les deux artistes explorent ensemble ce territoire silencieux – fait de matières, de transparences, d’ombres et d’éclats – où l’œil cède la place au cœur. Une exposition à lire sans mode d’emploi.
🖼️ Pages Instagram :
@emmanuellecarre.artiste
@s.arg_art
Emmanuelle CARRE
Artiste peintre abstraite, formée aux Beaux-Arts, Emmanuelle Carré construit depuis toujours un langage pictural singulier, nourri de la nature, du design contemporain et du développement personnel – à la fois organique et sensible. Son œuvre cherche ce qui circule, respire, pulse entre la Terre, l’Art et l’Humain.
Elle compose avec la poudre de marbre, les pigments naturels, les enduits, l’acrylique et parfois la feuille d’or : une recherche intuitive où la richesse des textures devient lien entre la matière et le vivant.
Lauréate du Prix du Jury Art en Cantal 2025, elle expose dans différentes régions et anime des ateliers de peinture intuitive, transmettant sa vision d’un art ancré, libre et profondément humain.
Sylvie-Ann Van Renterghem
Sylvie-Ann Van Renterghem – SARG – sculptrice Née à Courtrai en 1956, SARG est une artiste multidisciplinaire formée aux Beaux-Arts de Courtrai et de Menin, à l’orfèvrerie à Sintra, et à la sculpture sur différents médiums.
Depuis 2010, son travail se concentre sur le jeu de lumière et d’ombre, inspiré par la symbolique des cadrans solaires. Ses sculptures en acryl-one – formes organiques blanches, globes et demi-lunes posés sur des stèles en bois sombre – sont partiellement creuses et remplies de sable, créant des jeux d’ombre infinis selon la lumière du jour.
Entre le naturel et le géométrique, entre le temps qui passe et la forme qui demeure, ses oeuvres sont une invitation à voir le monde sous un regard neuf.
Du 28 mai au 3 juin
A travers ses collages, Iris Ara explore la mémoire intime, la transformation et la puissance poétique du féminin. Les sculptures de Christine Bernard sondent la nature humaine dans ses dimensions physiques et émotionnelles. Xavier Tanchou, quant à lui, traduit la vibration musicale en geste artistique. Trois artistes, trois pratiques et univers très différents dialoguent dans cette exposition.
🖼️ Pages Instagram :
@cb.apartz (Christine Bernard)
@3t.artiste (Xavier Tanchou)
@iris.ara.atelier
Christine Bernard
À travers ses sculptures, Christine Bernard explore la nature humaine dans ses dimensions physiques et émotionnelles.
En 2011, elle s’initie au modelage d’argile et travaille sans croquis ou travail préparatoire. Sa manière de modeler est méditative, vibratoire. Dans un dialogue silencieux avec la Terre, ses mains alternent lissages et déchirures, énergie brute et minutie : apparaissent des courbes humaines subtilement mêlées à des formes organiques ou cubiques.
Si son œuvre touche, c’est parce qu’elle porte en elle l’authenticité d’une émotion, un message subtil qui se manifeste dans la matière. C’est dans un esprit d’intimité et de partage qu’en 2018 elle ouvre son atelier dans une demeure Art Nouveau & Art Déco, proche du Musée La Piscine à Roubaix. Elle y pratique et enseigne le modelage, y organise des expositions où les œuvres de peintres, dessinateurs, photographes dialoguent avec ses sculptures.
Xavier Tanchou
Né à Tourcoing en 1965, Xavier Tanchou est un artiste peintre autodidacte et mélomane. Son travail traduit la vibration musicale en mouvement artistique.
Sa sensibilité s’exprime sur le papier au rythme de la musique. Il sélectionne un titre ou album et s’en imprègne en préparant ses couleurs. Il s’installe face à sa feuille, respire profondément et entre en vibration avec le son, sa main danse alors spontanément sur le papier, créant une calligraphie libre et harmonieuse.
Iris ARA
Artiste collagiste et doreuse ornemaniste, Iris Ara développe un travail centré sur la mémoire des formes, la matière et la figure féminine. Ses œuvres naissent de fragments de papiers déchirés, assemblés en compositions sensibles où le corps apparaît, disparaît, puis se recompose. Le geste de déchirure y devient écriture plastique : il révèle les strates, les failles, les traces du temps. Nourrie par son rapport à l’ornement, à la feuille et aux matières précieuses, sa pratique du collage cherche un équilibre entre force et délicatesse, présence et effacement. À travers ces silhouettes fragmentées, elle explore la mémoire intime, la transformation et la puissance poétique du féminin.
Du 4 au 10 juin
Formés à Lille, avec l’association Destin sensible, Kolet et Marc Taillez présentent leurs travaux photographiques où se mêlent mémoire des lieux, recherche de partage d’émotions, portraits d’artistes, exploration des territoires et des univers visuels du quotidien pour Marc et la photographie documentaire axe principal du travail de Kolet.
Depuis 2017, ils ont participé à plusieurs expositions dans la Métropole Lilloise et en Belgique.
Kolet Tailliez
Depuis 2015 Kolet Tailliez développe une pratique artistique ancrée dans la photographie documentaire. Son travail a été exposé dans divers lieux de la métropole lilloise souvent autour de thématiques liant musique, territoire et regard social.
Elle a développé sa pratique grâce à plusieurs stages effectués aux Rencontres Photographiques d’Arles en 2018 « Itinéraire photographique », en 2022 « Ce que l’on ne voit plus », « Exploration sensible des territoires, écriture documentaire » en 2025 et en 2021, à un Workshop à La Gacilly autour du Théâtre Equestre de Bretagne.
Marc Tailliez
Suivant un parcours similaire à celui de Kolet, la sensibilité photographique de Marc est marquée par une diversité des approches, avec principalement un travail axé sur la mémoire des lieux, la recherche de partage d’émotions, les portraits d’artistes, l’exploration des territoires et des univers visuels du quotidien.
Du 11 au 17 juin / Du 17 au 24 juin
Anne-Marie Vanlaerberghe, peinture
(du 11 au 17 juin)
Née à Lille, résidant à Tourcoing, enseignante en arts appliqués après une formation à l‘école des Beaux-arts et à l’Université de Lille III. Formation agrégation arts plastiques et arts appliqués. Prix artistiques à Gand, Bordeaux et en Nouvelle Calédonie.
L’exposition « Poétique du lieu » s’articule autour d’une scénographie dont le coeur est le principe de Nature.
Sa démarche artistique inspirée du surréalisme et de l’expressionnisme américain a évolué vers une intention proche de la calligraphie orientale, l’énergie du Souffle/Vie, le sens de la trace, révèle l’esprit de la forme son essence et aussi celle du monde. PEINTURES et PHOTOGRAPHIES autour du Voyage dans l’Océan indien, le Pacifique, en Chine dans le Yunnan, au Japon à Nara, ainsi que dans les Hauts-de-France, terre de ses ancêtres
🖼️ Page Instagram : @vanlerbergheannemarie
Maryo Gizelo, peinture et photo
(du 17 au 24 juin)
Artiste cosmopolite et pluridisciplinaire, Maryo Gizelo propose photos, aquarelles et sculpture comme autant d’histoires à raconter.
Happé par la langue française à 12 ans il s’imprègne entre autres, des oeuvres de Simenon, Hugo, Cabu, Brel, Camus, Pilote, Devos et s’installe d’abord en Alsace puis définitivement dans le Nord en 1992.
Son travail explore la photo, le dessin ou la peinture et peut également prendre la forme de petites sculptures faites d’objets glanés et assemblés. Le résultat est protéiforme, l’aquarelle des carnets de voyage côtoyant les photos en noir et blanc et couleur comme autant d’histoires qui s’entremêlent.