Carnaval 2026

Le carnaval est de retour !

HĂąte de brĂ»ler le bonhomme hiver et de saluer l’arrivĂ©e du printemps.
La MJC/CS et la mairie, coorganisateurs, vous invitent Ă  fĂȘter l’arrivĂ©e du printemps le 21 mars.

Le thĂšme : 🀄 Les musĂ©es dans la ville 🐉 selon le rĂ©cit Ă©crit par BĂ©nĂ©dicte Suzuki (Ă  dĂ©couvrir en bas de page).

A vos masques, à vos costumes !

Horaires

  • Deux points de dĂ©part :
    l’un Ă  15h de la MJC – Maison Pour Tous,
    l’autre Ă  15h30 Place de la LibertĂ© ; animation musicale Ă  15h15 đŸŽș.
  • Fin du parcours dans le parc de la mairie pour brĂ»ler le bonhomme hiver vers 17h – 17h30.

Parcours

  • Rue Jean JaurĂšs,
  • Rue KlĂ©ber,
  • Place de la libertĂ©,
  • Rue Jean Baptiste Delescluse,
  • Rue Jules Guesde,
  • Avenue des deux Moulins,
  • Boulevard Emile Zola,
  • Rue de la Gare,
  • Rue Jean JaurĂšs,
  • Et enfin le parc de la Mairie !

Points de maquillage

  • MJC – Maison Pour Tous : 13h30 > 14h45 ;
  • Place de la LibertĂ© : 13h30 > 15h.

Le mystÚre du musée de la Chartreuse
📖

Kim a finalement Ă©tĂ© engagĂ© comme gardien de nuit au musĂ©e de la Chartreuse, Ă  Douai, grĂące Ă  son expĂ©rience et Ă  sa carrure. C’est un garçon bien bĂąti, un Asiatique aux cheveux d’un noir de jais, qui a toujours travaillĂ© dans la sĂ©curitĂ©. Enfin, c’est ce que dit son CV. Il a pratiquĂ© les arts martiaux, sait manier les sabres japonais depuis longtemps et s’habille toujours en noir.

Ce que ses employeurs ne savent pas, c’est qu’il cache sous son tee-shirt d’étranges tatouages ressemblant Ă  des dragons. Et qu’en rĂ©alitĂ©, Kim a un passĂ© mystĂ©rieux et douteux au sein des Yakuzas, au service des plus dangereux.

Mais aujourd’hui, Kim veut en finir avec cette vie. Il veut se ranger et ĂȘtre comme tout le monde. NĂ©anmoins, il lui est parfois difficile de surmonter son ancienne nature, et son ĂȘtre est continuellement en proie Ă  un conflit intĂ©rieur.

C’est pourquoi il Ă©tait rĂ©ellement heureux d’avoir trouvĂ© cet emploi au musĂ©e de la Chartreuse. Cependant, il ignore que son premier jour de travail va totalement bouleverser sa vie d’ancien gangster !

Il entre dans le musĂ©e et, aprĂšs s’ĂȘtre prĂ©sentĂ© au bureau du directeur, on lui demande d’effectuer sa premiĂšre ronde. On lui avait dĂ©jĂ  montrĂ© le trajet trois jours plus tĂŽt, lors de son premier entretien. Ce soir-lĂ , le directeur lui a remis les clĂ©s et l’a laissĂ© seul dans le musĂ©e.

Il se met en route et suit le parcours qu’on lui avait indiquĂ©. AprĂšs une dizaine de mĂštres, il se retrouve dans un couloir menant aux galeries permanentes. Il s’arrĂȘte devant la salle intitulĂ©e : « Italie du XVIIe siĂšcle ». Sur la gauche, un portrait fĂ©minin attire soudain son regard.

C’est Ă©trange, car il ne l’avait pas remarquĂ© la premiĂšre fois. Il est bouleversĂ© par la beautĂ© mystĂ©rieuse de cette jeune femme aux cheveux blond vĂ©nitien, dont le regard semble le transpercer jusqu’au cƓur.

En bas du tableau est inscrit :
« Paolo VĂ©ronĂšse – Portrait de femme, vers 1565 ».

Il se sent soudain extrĂȘmement troublĂ©. Le visage de la jeune femme semble s’animer ; ses joues aux traits fins se teintent d’un rose dĂ©licat, traduisant une certaine pudeur, comme si le voir ainsi devant elle la bouleversait. Une Ă©motion profonde et inattendue l’envahit.

« Est-il vraiment en train de tomber amoureux d’un portrait du XVIIe siĂšcle ? »
Ce qui le perturbe le plus, c’est qu’elle ne semble pas indiffĂ©rente Ă  sa prĂ©sence prĂšs du tableau. Est-il en train de rĂȘver ?

Chaque nuit passĂ©e au musĂ©e, il reste Ă  ses cĂŽtĂ©s, et lorsqu’il rentre chez lui, ses pensĂ©es sont entiĂšrement tournĂ©es vers elle.

Il sent alors son comportement changer. Lui qui vivait comme une brute, le voilĂ  qui pense Ă  faire le bien autour de lui. Il sent que la mauvaise nature du Yakuza qu’il a Ă©tĂ© est en train de se consumer peu Ă  peu.

Cette dame existe-t-elle donc vraiment ?
Comment faire pour ĂȘtre toujours avec elle ?

Il en est dĂ©sormais certain : il lui faut ce portrait. C’est tout ce qui occupe son esprit. Plus rien d’autre ne l’intĂ©resse ; il est comme possĂ©dĂ©.

Il prépare alors un plan minutieux. Il connaßt désormais chaque recoin du musée, la position des caméras, les angles de vision : tout.

Il a mĂȘme apportĂ© un carton solide, sous prĂ©texte de travaux, pour y glisser discrĂštement la toile. Il rĂ©pĂšte mille et une fois le trajet et toutes les Ă©tapes qui le conduiront Ă  ramener chez lui ce portrait d’un autre temps, qui a capturĂ© son Ăąme Ă  jamais. C’est promis, ce sera le dernier larcin qu’il fera. Il ne fera plus jamais de mauvaises actions !

Cette nuit-là, son cƓur bat la chamade.
Il couvre d’un chiffon la petite camĂ©ra de la salle 1 afin de dĂ©crocher le tableau, puis l’emballe soigneusement. En moins d’une minute, tout est jouĂ©.

Il quitte alors le musée avec son précieux trésor.
Personne ne saura jamais ce qui est arrivé au tableau, ni ce qui est advenu de Kim, le nouveau gardien du musée. Ils disparaßtront tous les deux, et ce sera le plus grand mystÚre du musée de la Chartreuse.

Mais dans un lointain passĂ©, en 1565, un homme Ă©trange, vĂȘtu de noir et portant un tatouage de dragon, venu d’une autre Ă©poque, apparaĂźt soudain aux cĂŽtĂ©s d’une jeune VĂ©nitienne qui pose pour le peintre Paolo VĂ©ronĂšse.

Le pouvoir de l’amour Ă©manant du tableau vient de brĂ»ler la mauvaise nature de Kim et l’a transformĂ© pour toujours !